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Balzac se rend
en Corse, cette « île française qui se
chauffe au soleil d’Italie" en
mars1838, huit ans après avoir écrit
La Vendetta.
Il y restera 12 jours avant
de continuer son voyage vers la Sardaigne où il a l'intention d'y
exploiter des mines d'argent abandonnées.
Il visite Bastia, puis
se rend à Ajaccio. Il visite la maison de Napoléon qu'il qualifie de
"pauvre baraque" et rencontre
Pozzo di Borgo dont le personnage cultivé et l'homme politique l'impressionne.
Dans une correspondance
adressée à Ewelyna Hanska, une comtesse Polonaise avec laquelle il
entretiendra pendant plus de 17 ans une longue et abondante
correspondance et qu'il finira par épouser en 1850, six mois avant
sa mort, Balzac écrira de la Corse: "C'est un séjour
insupportable. Je n'y connais personne et d'ailleurs, il n'y a
personne. La civilisation y est comme au Groenland... J'y suis comme
échoué sur un banc de granit, allant voir la mer, revenant dîner,
déjeuner, voir la mer, me coucher, et recommencer... l'ennui m'atteint ici pour la première fois, il n'y a pas de
filles; la Corse est un désert intellectuel, rempli d'inconnus
quasi-sauvages".
Fantasque, versatile,
surprenant, Balzac lui écrira le lendemain: "La Corse est un
des plus beaux pays du monde...".
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