GHJACUMU BONICARDU

 

COPYRIGHT:  Décembre 2007

Bibliographie Livre d'or Contact
 

 

 

 

 

PERSONNAGES CELEBRES

Cliquez sur un personnage

pour afficher le commentaire

Lucius Annaeus SENEQUE (4 av.jc-64 ap.jc)

Louis Charles René MARBEUF (1712-1786)

Pascal PAOLI (1725-1807)

James BOSWELL (1740-1795)

Naoleon BONAPARTE (1769-1821)

Honoré de BALZAC (1799-1850)

Alexandre DUMAS (1802-1870) Prosper MERIMEE (1803-1870) Alphonse DAUDET (1840-1897)
Thomasina CAMPBELL Guy de MAUPASSANT (1850-1893) Henri MATISSE (1869-1954)
François COTY (1874-1934) Abel GANCE (1889-1981) Dorothy CARRINGTON (1910-2002)
Victor HUGO (1802-1895) Théodore de NEUHOFF (1694-1756) Alexandre GLATIGNY (1839-1873)
Gustave FLAUBERT (1821-1880) VOLTAIRE (1694-1778) Pierre LOTI (1850-1923)

LOUIS CHARLES RENE DE MARBEUF

(1712-1786)


Louis Charles René, comte de Marbeuf, est né le 04 novembre 1712 à Rennes. Il est mort à Bastia le 20 septembre 1786 et a été enterré dans l'église St Jean-Baptiste. Le roi Louis XV l'a fait marquis de Cargèse qu'il a fait édifier en 1774.

Orgueilleux, vaniteux, hypocrite, il méprisait les Corses autant qu'il les craignait.

Marbeuf arrive en Corse en 1764 à la tête d'une armée de 4000 hommes pour réprimer la révolution Paoliste et y poursuivre une politique de Francisation de l'île. Il jouera un rôle important au sein de la famille Bonaparte dont il se fera le protecteur. Ses relations très intimes avec la belle Letizia, ses multiples interventions et "coups de pouce" permettront à la famille Buonaparte d'être anoblie, au jeune Napoléon de devenir un jour Empereur des Français et à Charles Buonaparte reconnaissant, de lui faire graver cette plaque commémorative sur la façade du palais des 12:

"A Louis Charles René, comte de Marbeuf, chevalier commandeur de l'ordre de St-Louis, lieutenant-général en chef des troupes françaises, gouverneur suprême de la Corse, président des États, homme très distingué par la sagesse, la justice, la prudence, en reconnaissance de ses libéralités envers l'Ile entière, et, pour en laisser un souvenir solennel, tous les ordres de l'Ile, tous les hommes recommandables et ceux qui se sont réjouis du retour d'un homme qui a si bien mérité de leur pays, ont eu soin de faire graver, sur le marbre, les sentiments d'amour qui, depuis longtemps, étaient gravés dans leur coeur."

Adulation, servitude et arrogance !

De dignité, nulle part ! c'est là tout le dix-huitième siècle...

Mais au gré des mortels la faveur est changeante... et douze années plus tard, la fameuse inscription faisait place à cette autre :
"La Corse, aujourd'hui heureuse et libre, pour rendre hommage à la vérité, a détruit le monument érigé par l'imposture et l'adulation, en l'honneur d'un tyran qui avait fait peser sur elle le joug du malheur".

Dés son arrivée, Marbeuf entame une féroce et odieuse répression qui ramènera l'île à l'époque Génoise: Tous les bandits (les paolistes) pris les armes à la main sont pendus au premier arbre sans aucune forme de procès, les femmes et les enfants des Patriotes qui ont suivi Paoli dans son exil sont expulsés de Corse, la délation est encouragée, les bergers sont astreints à résidence (en cas d'absence de plus d'un mois, tous leurs biens sont confisqués) pire, les bergers du Fiumorbo qui ont accepté de déposer les armes sont fusillés, dans le Niolu onze Paolistes sont pendus, une trentaine sont envoyés au bagne, des maisons sont brûlées et des villages sont pillés. Des juntes nationales sont crées pour faire respecter ces mesures sanguinaires. Marbeuf envisage même de brûler le maquis Corse pour en chasser les rebelles: "Pour parvenir à éteindre tout à fait une race aussi exécrable, le premier moyen étant de leur ôter la facilité des retraites que leur offre les maquis, nous avons pris la résolution de les faire brûler dans toute l'étendue de l'île " . (ordonnance du 01 août 1770).

 

Dernière mise à jour pour cette page: 24 février 2012

Haut