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CURIOSITES
ET MERVEILLES DE LA NATURE
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La Corse renferme des
particularités dont certaines touchent au domaine du
merveilleux et des pouvoirs cachés dans ses pierres
magiques: La catochite, utilisée par les
mages servait à démontrer les pouvoirs de la nature et
traduit à elle seule, la spécificité d'une île
mystérieuse dont les roches, façonnées par le vent, les
embruns, la pluie et le temps, revêtent parfois des
formes bien étranges. |
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Le lion de Rocapina
Sur le
site de Roccapina, entre Sartène et Bonifacio, un lion à
la crinière majestueuse domine une petite plage de sable
fin en contemplant la mer.
La
légende raconte qu'au temps des Sarrasins, ce site
grandiose était un vaste domaine appartenant à un riche
et puissant seigneur. Un jour qu'il chassait sur ses
terres, il rencontra une jeune femme dont il tomba
éperdument amoureux. Ne pouvant l'épouser à cause de son
rang, et fou de chagrin, il invoqua la mort qui entendit
son appel et le pétrifia sous l'apparence d'un lion figé
pour l'éternité. |
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Le voile de la mariée
Les vieux habitants de Bocognano
l'appellent simplement «A Piscia». En des temps très
lointains, coulait en cet endroit, une source aux
pouvoirs magiques dont nul ne souhaitait s'approcher car
elle était située sur le domaine de l'ogre de
Canapale. Un jour, une jeune princesse, se fit
en tombant, une vilaine blessure que les médecins ne
purent soigner. Seule la fontaine sacrée pouvait la
guérir. Elle prit la décision de s'y rendre, accompagnée
de son époux et emportant comme présent pour l'ogre, son
voile de mariée. Au contact de l'eau miraculeuse, son
mal disparu mais l'ogre, furieux de cette intrusion sur
ces terres, déplaça d'énormes rochers et la source devint
un torrent qui l'emporta.
Effrayée, dans sa fuite la jeune
princesse en perdit son voile de mousseline. |
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La légende de Capu
Tafonatu
Les
bergers du Niolu, qui pratiquaient comme tous les
bergers de Corse, la transhumance, auraient bien voulu
qu'au dessus du Golo un pont fut construit pour leur
épargner une longue et pénible route. Il y avait parmi
les bergers un jeune homme orgueilleux qui souhaitait
satisfaire ce vieux rêve et cherchait un moyen pour y
parvenir, quand le hasard, un beau soir, alors qu'il
gardait son troupeau, se présenta à lui sous la forme du
Diable. |
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Satan lui
proposa d'exhausser son désir si le berger s'engageait
à lui donner la première âme qui franchirait le pont. Le
berger conclut le pacte et la nuit venue Satan se mit au
travail.
Mais Saint Martin
veillait au salut des âmes des bergers. Il
savait que le Diable devait avoir terminé
son oeuvre avant le chant du coq et se
dépêcha d'aller en chercher un à la ferme la
plus proche. Satan en plein travail ne
s'aperçut de rien. Autour de lui, dans un
vacarme étourdissant, brûlaient les flammes
de l'enfer qui faisaient fondre la roche. Le
coq, trompé par les lueurs infernales,
croyant le jour venu, se mit à chanter.
Satan,
également trompé par le chant de l'animal, emporté par
la fureur de n'avoir pu terminer à temps, jeta sa masse
dans les airs avec une telle violence, qu'il fit un trou
dans le rocher qui porte aujourd'hui le nom de Capu
Tafonatu. |
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La sposata
Il y a dans la région de Vico, au
dessus du village de Murzo, une montagne à la forme bien
étrange que l'on nomme la Sposata.
Dans cette modeste région des Deux
Sorru, vivait il y a bien longtemps une pauvre mère
presque impotente et sa fille Maria qui était belle
comme le jour, mais qui possédait un coeur de pierre. |
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En
gardant ses moutons dans la montagne, Maria ne pensait
qu' à une seule chose: quitter cette vie de misère, mais
comment?; le hasard, un jour, vint à sa rencontre
sous les traits d'un beau jeune homme qui se présenta à
elle comme étant le comte de la Cinarca. Il tomba
rapidement amoureux de la belle bergère et ne tarda pas
à lui demander sa main qu'elle lui donna sans hésiter.
Mais Maria était pauvre et elle en
avait honte; alors pour se constituer une dot, elle n'eu
aucun scrupule à dévaliser entièrement la maison de sa
mère malade. Elle emporta sans aucun remord, tout ce qui
avait un peu de valeur et disparut sans se retourner,
avec son chevalier, au sommet de la montagne.
Mais les Dieux, émus par l'odieux
comportement de la jeune fille, se mirent en colère. Le
ciel se couvrit de gros nuages noirs, le tonnerre
gronda, un violent éclair s'abattit sur Maria qui fut
immédiatement pétrifiée. Elle était devenue une statue
de pierre à l'image de son coeur. |
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Le désert des Agriates
Grenier à blé de la Corse en des
temps anciens, c'est aujourd'hui une région aride et
déserte entre Saint Florent et L'île Rousse.
Dans la vallée de l'Ostriconi, les
profondeur d'un lac voisin étaient habitées par un
monstrueux serpent "la Bestia" qui
terrorisait tous les habitants de la région. Tous les
dimanches matin, lorsque la cloche sonnait, la Bête
quittait les profondeurs du lac pour venir sur la place
de l'église choisir une nouvelle victime.
Un jour, deux puissants seigneurs
dont la rivalité était légendaire, décidèrent de
débarrasser le pays du terrible fléau, mais au dernier
moment, l'un d'eux trahit sa promesse. |
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Celui qui restait, revêtit son
armure et armé de sa spada
(épée) s'en alla sonner la cloche de l'église pour
attirer le monstre qui ne tarda pas à apparaître.
Assoiffée de sang la bête se précipita sur le preux
chevalier qui livra contre elle un terrible combat d'où
il sortit finalement vainqueur. Enivré par sa victoire,
oubliant de remercier Dieu qu'il avait auparavant tant
implorer, il prit la tête du monstre et fit, orgueilleux
et fier, le tour du pays sur son cheval. Devant tant
d'arrogance, Dieu entra dans une terrible colère. Une
goutte de sang de la bête tomba sur la main du chevalier
qui sentit tout son corps se refroidir et se raidir
doucement.
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Quand le cheval fut de
retour au village, le chevalier était mort
et son épouse hurlant de douleur, se mit à
insulter le seigneur rival qui venait
d'accourir. Celui ci, ulcéré par des propos
infamants, ne se contrôla plus et d'un coup
d'épée, il lui trancha la gorge. Une lutte
fratricide s'engagea alors dans tous le pays
et ne laissa aucun survivant. Seule, à peine
visible, une tour enfoncée dans le sable
témoigne encore aujourd'hui d'une ville
maudite dans le désert des Agriates. |
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L'omu di Cagna
A la Punta d'Ovace qui culmine à
1340 mètres, se dresse en équilibre sur un étroit socle
de granit, un impressionnant bloc de roche à forme
humaine. L'omu di Cagna, impassible et
viril, regarde fixement la plaine qui s'étale à ses
pieds.
Selon la légende le lion de
Rocapina aurait dit à l'omu di Cagna: "Se tu
guardi la muntagna, eu ti gardu la marina". (si
tu veilles sur la montagne, je veillerais sur la mer). |
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Les yeux de Sainte Lucie
Pour
avoir été dénoncée par son fiancé, en tant que
chrétienne, Sainte Lucie sera martyrisée en l'an 304.
On dit,
que ses bourreaux, voulant la conduire au bordel,
l'attachèrent à des boeufs qui refusèrent d'avancer.
Alors, ils aspergèrent son corps d'huile bouillante
et lui versèrent du plomb fondu dans les oreilles
puis ils lui arrachèrent les seins et les dents. Enfin,
après qu'ils eurent allumé un bûcher et qu'elle fut
épargnée par les flemmes, ils lui tranchèrent la gorge.
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D'après
une autre légende, avant d'être condamnée, Lucie se
serait arrachée les yeux pour les faire porter à son
fiancé qui la poursuivait avec trop d'assiduité, alors
qu'elle voulait consacrer sa vie au service de Dieu.
Ce geste
aurait été décidé par Lucie après qu'elle ait demandé à
son fiancé pourquoi il se montrait aussi entreprenant et
il aurait eu comme seule réponse: "vos yeux ".
La
vierge, touchée par un tel sacrifice, lui aurait par la
suite rendu la vue, avec des yeux plus beaux encore.
En Corse, Sainte Lucie est réputée pour soigner les maux
des yeux que l'on soigne le jour de sa fête en allant
chercher l'acqua di Santa Lucia aux
nombreuses fontaines qui portent son nom.
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On trouve sur les plages corses un
petit coquillage qui a une face bombée et rosée d'un
côté et une face plane avec une spirale rosée sur un
fond clair de l'autre. C'est ce coquillage que l'on
nomme "L'oeil de Sainte Lucie". Il s'agit en fait de
l'opercule érodé d'un mollusque de taille plus
importante. Beaucoup le ramassent car il aurait
l'avantage de porter chance à celui qui le trouve. On en
fait également l'achat dans les commerces, souvent
monté avec une chaîne ou un cordon. L'oeil de Sainte
Lucie protègerait également du mauvais oeil (l'ochju)
celui ou celle qui le porte. |
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Dernière
mise à jour pour cette page: 22 novembre 2011 |
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