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A partir des années 1830 et
jusqu'en 1914, la révolution technique des transports va
profondément modifier le paysage économique de la Corse. Depuis 1894, on peut
d'Ajaccio rejoindre
Bastia par le train en moins de huit heures, Calvi en
09 heures, Ghisonaccia en 10 heures.
Après dix ans de travaux qui ont
représenté un véritable défi pour les ingénieurs de
l'époque, les
230 km du parcours qui compte 38 tunnels ,
12 ponts et 34 viaducs sont enfin achevés.
Gustave Eiffel participa à cette grande aventure en
construisant le Ponte-Vecchio (entre Vivario et
Vénaco).
La premiere portion du trajet Bastia-Corte sera ouverte en 1888 et l'on atteindra
Ajaccio en 1894. La ligne Ponte-Leccia-Calvi sera
achevée en 1890.
Sur la côte orientale, l'axe Bastia-Ghisonaccia
sera achevé en 1888,
et Porto-vecchio sera atteint en 1935. La construction
de la voie ferrée reliant Porto-Vecchio à Bonifacio,
arrêtée par la guerre, sera définitivement abandonnée.
Le circuit routier va également se développer rapidement. Le temps
des carrioles est révolu, et l'on abandonne la diligence
et l'âne postal
pour la voiture à piston qui empruntera pour la première
fois la route carrossable reliant Ajaccio-Bastia
achevée en 1827. Dans le même temps, les automobiles
Peugeot ouvrent leur première agence à Bastia.
Mais la Corse, c'est aussi une île
qu'il faut relier au continent. Le 18 juin 1830, le bâteau
Liamone accoste à Ajaccio, tandis que deux
jours plus tard c'est au tour du Golo de
faire escale à Bastia. Plus tard, au cours de l'année
1900, la compagnie
Fraissinet développera les transports maritimes
en mettant en service cinq liaisons hebdomadaires entre
la Corse et le Continent et quatre avec l'Italie. Un an
plus tard a lieu la première liaison quotidienne
Nice-Ile-Rousse.
Le départ et l'arrivée des navires
sont le passe temps favori des badauds Ajacciens qui se
pressent sur le port pour assister au déchargement des
voitures transportées par le ville d'Ajaccio, le
Bonaparte, le Corte II, le Sampiéro Corso, le Pascal
Paoli, le commandant quéré.
En 1921, l'aviation lance ses
premiers vols commerciaux. Les premiers hydravions
assurant la liaison avec Marignane, Antibes et Tunis où
de nombreux Corses se sont expatriés, amérissent
dans la rade Ajaccienne. Garés la nuit au bassin de
l'Amirauté (port Charles Ornano aujourd'hui), ils
viennent au petit matin s'arrimer au quai napoléon, à
proximité de l'hôtel de ville pour embarquer les
intrépides et fortunés voyageurs. |