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la mère de Marie-Louise, qui a décidé d'un
meilleur parti pour sa fille et qui est prête à
tout pour se débarrasser de ce prétendant qu'elle juge
indésirable et surtout pas assez riche.
Elle persuade
le pauvre Gallochio d'une idylle naissante entre le
jeune Cesar Négroni et sa fille..
Alors Gallochio n'a pas d'autre
solution que de simuler, avec son consentement,
l'enlèvement de la jeune fille. Quelques jours après
cette scapaticcia (fugue), le couple
revient au village croyant, selon la coutume, obliger
ainsi les parents de Marie-Louise à considérer leur
union comme un fait accompli. Mais les chose s'aggravent
et désormais, le personnage intriguant de Rosella, va
tout mettre en oeuvre pour écarter le prétendant. Elle
fait officialiser les nouvelles fiançailles avec César
Negroni,
puis elle va ensuite accuser Gallochio d'avoir enlevé sa fille et le
dénonce aux gendarmes qui se présentent aussitôt au
domicile de ses pauvres parents qui ne comprennent pas.
Leur fils, anéanti par la nouvelle de cette union et par
de telles accusations a déjà pris le maquis après avoir
promis à Rosella que le mariage qu'elle a organisé ne se
fera jamais. Ce gringalet qui la menace, ne fera jamais
peur à personne pense-t-elle !
Et pourtant... La veille du
mariage, le père de Marie-Louise, ange-Joseph
Vincensini est abattu d'un coup de fusil en pleine
tête; Gallochio
vient de se venger de la plainte pour enlèvement dont il
a été injustement accusé. C'est le début d'une longue
série de meurtres, l'époque sans doute la plus
meurtrière du banditisme en Corse.
Et puis le mariage à lieu, le
village est en liesse mais dans la maison de Gallochio,
les volets restent clos. Tard dans la nuit, Marie-Louise
et son époux ont regagné la chambre nuptiale. Dehors,
Gallochio attend patiemment son heure. Il lance des
petits cailloux contre les persiennes closes qui ne
tardent pas à s'ouvrir. Un coup
de feu semblable à un coup de tonnerre raisonne dans la
nuit. César Négroni s'effondre, un trou béant au milieu
du front, coupable seulement d'avoir épousé une fille
qui ne lui était pas promise.
C'est
ensuite le tour des deux cousins de la famille qui ont
pris également part à la vendetta, Joseph et Victor Filippi, de
François-Xavier
Giacobetti,
frère de Rosella. En représailles, le frère de César
Négroni, Jules dit "Pévérone", abattra le plus jeune frère de Gallochio, Carlo-Filippo.
Pour ce crime et deux autres, Jules Négroni sera arrêté
et jugé le 31 janvier 1839. La cour de cassation le
condamnera à perpétuité. Envoyé au bagne de Toulon, il
se suicidera deux ans plus tard en se sectionnant les
veines. Les deux autres frères de Gallochio,
Françescu et Don Marcu seront abattus plus tard par les gendarmes. Seule la soeur , maria
Antonmarchi, survivra
dans la famille, à l'affreuse tuerie.
C'est aussi en 18 mois, les assassinats
d'une trentaine de gendarmes perpétrés en compagnie du
bandit Sarrochi dit "Ceccu", de
Tiodoru Poli, et des frères Gambini de
Corte avec
lesquels Gallochio et son frère François se sont liés pour mieux se défendre contre la
maréchaussée.
Impuissant à endiguer la violence
des bandits toujours plus présents, le préfet de la
Corse décide de traiter avec eux en leur offrant
l'impunité et des passeports pour quitter le pays. C'est
ainsi, qu'en Août 1823, Gallochio part en Grèce
pour s'enrôler dans l'armée gouvernementale qu'il ne
quittera qu'en 1826, avec un grade d'officier supérieur,
pour revenir en Corse.
Il n'a pas 30 ans et il est
riche. |