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François CAVIGLIOLI est né
à Lopigna le 01 octobre 1898. Il partage son enfance et
une partie de sa jeunesse avec Spada. Mais, très vite
lassé de vivre au village, il quitte Lopigna pour
Ajaccio. Rien ne le destinait alors à mener une vie de
hors-la-loi. Ne sachant rien faire, il exercera divers
métiers qui ne le passionneront pas et s'adonnera
rapidement à la boisson. Fréquentant tous les bars de la
ville, il deviendra rapidement une épave au caractère
particulièrement agressif, dangereux et bagarreur (A
l'age de 18 ans, au cours d'une rixe dans un bar
d'Ajaccio, il perdra un oeil). |
Lentement l'amitié qui unit
Caviglioli à son ami d'enfance, se détériore.
L'admiration qu'il porte à Spada se transforme en haine.
Quand il est ivre, il tient des propos méprisants,
profère des menaces et insulte ouvertement Spada qui ne
peut en supporter d'avantage. Un soir de décembre 1926,
alors qu'il se retrouve plus ivre que jamais dans un bar
de Lopigna, Spada surgit et d'un coup de fusil lui
fracasse la mâchoire. Borgne et défiguré, Caviglioli
sait désormais à quoi s'en tenir. Poursuivi, par la
malchance, en octobre 1927, complètement ivre, il
devient assassin au cours d'une dispute dans un bar du
cour Napoléon, à Ajaccio et prend à son
tour le maquis où son cousin germain Jean-Baptiste Torre
et son neveu Toussaint Caviglioli viennent bientôt le
rejoindre. Une vie de débauche faite de beuveries, de
rackets, de vols et de violences à laquelle Spada est
injustement mêlé, commence alors. En Octobre 1930, au
matin d'une nuit bien arrosée dans une auberge de Paomia,
Caviglioli abat Ange Antoine Simeoni, père de 10
enfants, ancien maire de Guagno, qui, sous les vapeurs de l'alcool, s'était vanté
de ne pas avoir peur de lui.
S'étant installé à Tiuccia,
Caviglioli se déclare maître de la région en délimitant
"ses propriétés" par des panneaux d'interdiction.
Le 31 janvier, 1931, à
l'auberge Miramar, il arrête toutes les voitures qui
passent et oblige ses occupants à trinquer avec lui.
A l'apogée de cette
violence, l'attentat des bains de Guagno le 17 août
1931, largement commenté et
amplifié par les médias va contraindre finalement le gouvernement à réagir.
De nombreux escadrons de gendarmerie,
composés d'environs 600 gendarmes et de nombreux
matériels d'artillerie lourde débarquent en Corse pour
commencer "l'épuration du maquis".
Le 02 novembre 1931, à
Balogna, François Caviglioli est abattu après une lutte
sanglante avec les gendarmes. Privés de leur chef, ses
deux complices prennent la fuite. Toussaint Caviglioli se
constituera prisonnier le 01 décembre de la même année,
Jean-Baptiste Torre sera capturé deux mois plus tard, en
février 1932 à Muna et condamné en 1933 à la peine de
mort. La sentence sera exécutée à Bastia le 13 avril
1934.
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Dernière mise à jour pour
cette page: 26 décembre 2011 |
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