GHJACUMU BONICARDU

 

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LES BANDITS CORSES

BORNEA

(1905-1982)

 

François Bornéa est né à Campo le 17 avril 1905. Après une enfance sans histoires, où il s'est fait remarqué comme coureur cycliste, il s'engage dans la marine à l'age de 18 ans. Libéré, il demande aussitôt à intégrer le corps de la Gendarmerie. Affecté à Toulon, il y fait de mauvaises rencontre qui altèrent son comportement jusqu'alors irréprochable si bien que trois ans plus tard, il est radié des effectifs pour cause de désertion et décide de rentrer à Guitera et s'installe chez ses parents à la fin de l'année 1928. Un an plus tard, après avoir exercé plusieurs petits métiers, François Bornéa fait la connaissance de Joseph Bartoli dont les exploits semblent l'avoir "impressionné".

Les deux hommes se lient d'amitié et le 17 janvier 1930, à Cozzano, ils arrêtent la voiture d'Ange Marsilj et lui soutirent une importante somme d'argent puis exigeront de lui une "redevance" qui lui permettra de continuer son activé.

Pour asseoir sa notoriété et satisfaire sa mégalomanie, Bartoli se fit fabriquer un cachet à son nom. Dès lors, tous ceux qui recevaient des lettres portant son sceau et  revêtues de la signature des deux bandits percepteurs, savaient à quoi s'en tenir.

Devenus riches grâce à un racket de plus en plus présent, Bartoli et Bornéa mènent la grande vie. Ils inspirent la crainte et le respect. Leur puissances est telle qu'ils obligent les gendarmes à sortir sans armes et les habitants à ne pas éteindre leurs lumières la nuit.

Le 10 mai 1930,  sur la route menant de Zicavo à Cozzano, François Bornéa abat froidement le jeune Arsène Bucchini agé de 14 ans qui lui "aurait manqué de respect".

C'est l'époque à laquelle, pour des raisons qui ne sont pas connues Bartoli et Bornéa se séparent.

Au cours d'une errance qui devait durer trois ans, Bornéa continua son racket en solitaire, côtoyant un moment le Bandit Spada, puis décida finalement de se rendre au Capitaine de la Gendarmerie de Sartène au début de l'année 1934, après de nombreuses tractations menées par sa famille et des amis communs.

En 1935, la cour d'assises de Bastia le condamne seulement à cinq ans de prison. Après avoir purgé sa peine à Nimes, il est ensuite mobilisé. A sa libération en 1940, il s'installe à Porto-Vecchio où il va mener une existence tranquille jusqu'à sa mort en 1982, en exerçant le métier d'horloger.

 

Dernière mise à jour pour cette page: 27 décembre2011