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François Bornéa est né à Campo le
17 avril 1905. Après une enfance sans histoires, où il
s'est fait remarqué comme coureur cycliste, il s'engage
dans la marine à l'age de 18 ans. Libéré, il demande
aussitôt à intégrer le corps de la Gendarmerie. Affecté
à Toulon, il y fait de mauvaises rencontre qui altèrent
son comportement jusqu'alors irréprochable si bien que
trois ans plus tard, il est radié des effectifs pour
cause de désertion et décide de rentrer à Guitera et
s'installe chez ses parents à la fin de l'année 1928. Un
an plus tard, après avoir exercé plusieurs petits
métiers, François Bornéa fait la connaissance de Joseph
Bartoli dont les exploits semblent l'avoir
"impressionné".
Les deux hommes se lient d'amitié
et le 17 janvier 1930, à Cozzano, ils arrêtent la
voiture d'Ange Marsilj et lui soutirent une importante
somme d'argent puis exigeront de lui une "redevance"
qui lui permettra de continuer son activé.
Pour asseoir sa notoriété et
satisfaire sa mégalomanie, Bartoli se fit fabriquer un
cachet à son nom. Dès lors, tous ceux qui recevaient des
lettres portant son sceau et revêtues de la
signature des deux bandits percepteurs, savaient à quoi
s'en tenir.
Devenus riches grâce à un racket
de plus en plus présent, Bartoli et Bornéa mènent la
grande vie. Ils inspirent la crainte et le respect. Leur
puissances est telle qu'ils obligent les gendarmes à
sortir sans armes et les habitants à ne pas éteindre
leurs lumières la nuit.
Le 10 mai 1930, sur la route
menant de Zicavo à Cozzano, François Bornéa abat
froidement le jeune Arsène Bucchini agé de 14 ans qui
lui "aurait manqué de respect".
C'est l'époque à laquelle, pour
des raisons qui ne sont pas connues Bartoli et Bornéa se
séparent.
Au cours d'une errance qui devait
durer trois ans, Bornéa continua son racket en
solitaire, côtoyant un moment le Bandit Spada, puis
décida finalement de se rendre au Capitaine de la
Gendarmerie de Sartène au début de l'année 1934, après
de nombreuses tractations menées par sa famille et des
amis communs.
En 1935, la cour d'assises de
Bastia le condamne seulement à cinq ans de prison. Après
avoir purgé sa peine à Nimes, il est ensuite mobilisé. A
sa libération en 1940, il s'installe à Porto-Vecchio où
il va mener une existence tranquille jusqu'à sa mort en
1982, en exerçant le métier d'horloger.
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Dernière mise à jour pour cette page: 27
décembre2011 |
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